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ENTRETIENS SUR L ARCHITECTURE.
courcellc avec cilerne recevant les eaux des combles. En K l’ofliee, eten I) la cuisine, l.a porterie est en 1. En 11, les communs, dépôts de,provisions, cellier, etc. Un escalier de service est placé en G.
I.c premier étage présente en K, la grand’sallc, en M, un cabinet oupetit salon, et en I., des chambres à coucher avec garde-robes.
Ce plan si simple, si facile à saisir, remplissait parfaitement les exigencesd’une famille de nobles Vénitiens, et il faut dire que les habitudes intérieuresdes classes élevées, dans cette belle cité, ont peu changé depuis celteépoque. On trouve la salle, le lieu de réunion de la famille où les étrangerssont admis; puis les pièces destinées à l’habitation privée, complètementdistinctes de cette salle principale. C’est dans la salle que se dresse la tablepour les repas, conformément à une ancienne habitude du moyen âge.Desservie rapidement, la table sur laquelle on vient de manger rassemblede nouveau la famille autour de son tapis pondant les soirées d’hiver. L’étéon sort en gondole pour profiler de la fraîcheur de la nuit. C’est autourde la grand’salle que sont rangées les crédences contenant la vaisselle;c’est sur ses murs que sont suspendus les portraits de famille et les objetsqui font l’honneur de la maison. Les élévations expriment avec unesingulière clarté ces dispositions intérieures; une large claire-voie s’ouvreà l’extrémité de la grand’salle. Ouant aux pièces secondaires, elles sontéclairées par des baies proportionnées à leurs dimensions.
Pour mieux faire saisir l’aspect général du parti architectonique adopté,une coupe perspective, faite sur la ligne brisée ab, ’e WXII,montre comme les distributions intérieures sont franchement accusées àl’extérieur.
A Venise , il s’agissait de ne pas perdre un pouce de terrain. On nepouvait guère songer, dans celle ville où il faut conquérir la place sur lalagune, à ménager des cours et jardins.
Le bâtiment devait toujours présenter, en plan, une masse deconstructions agglomérées, ce que nous appelons un pavillon. Ce grandréservoir d’air intérieur, largement éclairé à l’une de ses extrémités,frais en été où les chaleurs sont accablantes, chaud en hiver où les froidssont assez vifs, présentait les avantages qu’une cour n’eùt pu offrir; puisil était utilisé, et l’important était d’utiliser la surface totale de ce terrainsi chèrement obtenu. Vers la lin du xvé siècle, les Vénitiens, sans sedépartir des dispositions principales de ce plan, voulurent, suivant lamode du temps, élever des façades symétriques, et présentant desordonnances d’architecture non interrompues d’une extrémité à l’autre.
Aussi faussèrent-ils, par amour des ordres, leur programme. Des baiesde dimensions et de formes pareilles, s’ouvrirent sur la salle centrale et