DIX-HUITIÈME ENTRETIEN
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Le ehangement (|iii se produit dans les habitudes des grandes villes etnotamment à Paris , par suite de l’excessive cherté des loyers et du goûtde plus en plus marqué des habitants pour les demeures privées, doitengager les architectes à chercher les moyens les plus propres à satisfaireà ce goût.
L’économie dans la manière de construire est évidemment l’une despremières conditions imposées par ce nouveau programme. Or, nousavons pour habitude, en France , de construire généralement d’une façontrop dispendieuse. Par suite de la division des fortunes patrimoniales etdu changement rapide des mœurs, les constructions privées ne doiventpas être bâties de manière à durer plusieurs siècles. Une durée de centans est déjà bien longue, car dans l’espace d’un siècle, une maisond’habitation est destinée à changer cinq ou six fois de maître, et àl’expiration de cette période, les dispositions intérieures ne peuventguère convenir aux générations nouvelles sans subir des modificationsimportantes, qui équivalent souvent à une reconstruction totale.
Le but à atteindre, pour les architectes, serait la construction demaisons représentant des loyers de h à 12 000 francs, c’est-à-dire,un capital de 80 à 2/jO 000 francs. Au prix qu’ont atteint les terrainsdans les grandes villes, le problème est difficile à résoudre. Aussi n’esl-cepas dans les quartiers populeux et commerçants que ces constructionspeuvent être élevées, mais sur les limites des grandes cités. Le jour oùl'on aura décidé la suppression des malencontreux remparts de Paris ,— jour prochain, il faut l’espérer, — on trouvera sur la zone extrême de