DIX-lll'ITIEME ENTRETIEN.
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lin présence do celle manie île la (lierre, les industriels français <|iiiuni eu le courage de. eroire au bon sens des arebileeles et de leurs clients,<Ini ont pensé ((ne leurs efforts et leurs sacrifices mettraient aux mains desconstructeurs des matériaux utiles, excellents en maintes circonstances,éeonomii|ues et d’un emploi facile; ces industriels, dis-je, ont quelque peine,la plupart, à maintenir leurs usines, et ce qu’ils fournissent sur commande,comparativement à ce qu’ils pouvaient espérer fournir, est insignifiant.On croit volontiers chez nous qu’une exposition universelle ouvre de vas-tes débouchés à nos industries de bâtiment. Il n’en est rien. Voici ce quiarrive. En vue de ces solennités, quelques industriels français font desefforts et des sacrifices considérables pour donner des produits nouveauxet fabriqués dans les conditions d’un emploi pratique. Les commissionsleur font donner une médaille. Les étrangers étudient ces produits et enfout leur profil. Pour nous, le lendemain de la fermeture de l’exposition,croit-on que l’on garde le souvenir de ces produits, qu’on essaye de lesmettre en œuvre? Point. On en revient aux routines suivies la veille del’ouverture de l'exposition, pendant que les étrangers profitent de nosessais, les étudient, les perfectionnent et alors, après quelque temps,nous allons leur acheter ces produits que nous n’avons pas su encoura-ger chez nous. L’exposition universelle de 1867 fournissait cent exemplesde faits semblables. Celle funeste exposition, dans laquelle le génie indus-triel de la France s’est si honorablement montré, tous en ont profilé,sauf nous. Tous ont trouvé là des éléments immédiatement appliqués.Chez nous, la routine a repris son empire comme devant. Satisfaits d’avoirbrillé un instant, nous n’avons pris nul souci d'utiliser tant d’efforts. Jeme trompe : nous n’avons pas tiré de (‘elle exposition solennelle un résul-tat purement négatif; nous avons fait voir à des voisins envieux, rapaceset pédants, nos richesses, nos ressources, notre génie producteur, et troisans plus tard, ces voisins se ruaient sur ces richesses pour les enlever,écrasaient celte intelligence qui, plus que la richesse encore, excitait leurenvie et leurs sourdes rancunes.
Nous ne pouvons empêcher nos voisins de nourrir contre nous les sen-timents d’une haine longuement préparée, mais nous serions des insenséset dignes de subir les hontes qui nous ont écrasés, si nous persistionscomme par le passé à ne pas utiliser les premiers, les efforts dus à notregénie inventif et souple.
Non-seulement il est absurde de ne pas utiliser ces efforts à notre pro-fit, mais nous réduisons ainsi à néant des sources de richesses. Combienpourrais-je citer de ces industries qui eussent augmenté la fortune dupays, si nous avions pris la peine de les connaître, de nous enquérir de