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de ravaleurs <|tii couvrent «le poussière «le pierre cl «le gravois tout levoisinage. Pour les voisins, la construction d’une maison est une cala-mité; pour les commerçants mitoyens, c’est un désastre; pour les pas-sants, c’est au moins une gêne, un embarras, souvent nue cause degraves accidents.
.Mais, bien «jue l’on prétende parfois «pic nous sommes le peuple dumonde le plus dil'licile à gouverner, je ne sache pas une population civi -list'e plus disposée «pie la n«'«lre à accepter _ ’ " ’ ' lement les tyran-
nies de la routine. On aime mieux, en France , ris«picr «le se faire écraserpar une voilure de pierres, ou recevoir des gravois sur la tête, «pie dechercher les moyens propres à éviter ces désagréments. Cela s’est vujusipi’à présent, cela devra donc se voir toujours.
Xos constructeurs trouvent commode de s’emparer ainsi d’une partiede la voie puhliipie pendant huit mois ou un an, de gêner tout le voisi-nage, d'encombrer la rue de débris et de matériaux, de saupoudrer deraclure de [lierre tous les passants : cela suffit. Pour faire une maisonà l’atelier, au chantier et à l’usine, et l’apporter comme un meuble «pi’iln’y a plus «pi’à monter, il faudrait tout combiner d’avance, tout prévoir,disposer chaque chose en raison de la niace et du moment de l’emploi ;cela demande de la réflexion, de l’étude et de la prévoyance. Il est bienplus simple d’aller au jour le jour, de monter les façades brutes, sanstrop savoir quel ravalement on adoptera, " m er les fers bruts et deles couper sur place, de faire la boîte, puis de passer «leux ou trois moisà la percer, à la trouer en tous sens, pour y placer les croisées, lesportes, les tuyaux de calorifères, de gaz et d’eaux, les devantures deboutiques, les enseignes, les balcons en fer. etc., etc
Xos grandes administrations ne nous donnent-elles pas l’exemple ences manières de procéder : on perce une rue, on la pave; chacun d’ypasser et de croire que tout est fini ; non pas, on dépave pour faire un«‘goût, puis on repave, puis on mlépttvt 1 pour faire les branchementsd’égouts ou de conduites «l’eau. Parfois on s’est plaint de ces façons defaire; à ces plaintes l’autorité répond : « Ces diverses branches de l'éta-blissement de la viabilité appartiennent à des administrations différentes;elles agissent chacune en raison de leur convenance, ou de leurs bud-gets. » El chacun de se contenter de celle raison sans réplique. Et bien !la construction de nos habitations s’élève d’après des errements ana-logues. On fait pour défaire, parce que le maçon et le fumiste, le serru-rier et le menuisier, viennent chacun leur tour sur le tas et se soucientpeu de ce «qui sera nécessaire à son confrère. C’est à l’architecte à mettre«le l’ordre et de l’entente en tout ceci ; mais l’architecte a ses routines et il