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Tome deuxième.
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L> 1X-NKl'Y IE>1K ENTRETIEN.

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un des spécimens les plus intéressants dune habitation seigneuriale àcette époque, entièrement conçue d’après les programmes imposés par leshabitudes de la contrée et des mœurs du temps. C’est le château de Fer-rais, demeure d’un noble terrien, capitaine et campagnard; elle possèdele double caractère de la forteresse et de la villa des champs. Elevée anmoment où la noblesse du Languedoc , en grande partie protestante, pre-nait ses sûretés contre la royauté catholique, sa construction dut êtreinterrompue après la prise de .Montauban par Louis MIL En effet, lescouronnements sont restés inachevés, et depuis lors des combles provi-soires abritent les étages du bâtiment. La ligure \li trace l’ensemble duchâteau avec sa demi-lune en A, son avant-cour en H, et son logis en C.Ce logis, ainsi que le fait voir le plan, consiste en une vaste salle qui letraverse de bout en bout et qui donne accès sur des pièces communi-quant avec des chambres disposées dans les pavillons Manquants, enforme de bastions et munis, en effet, outre leurs fenêtres, d’embrasurespour du canon. Un large fossé avec pont-levis en 1), communiquant auxjardins fort bien tracés, entoure entièrement le château. Un étage infé-rieur prend ses jours sur ce fossé, et un premier étage s’élève sur le rez-de-chaussée. Au-dessus du premier étage devait courir un chemin deronde dont on n’aperçoit que les amorces ; chemin de ronde derrièrelequel l’étage du comble l éguait sur tout le bâtiment _ Les deux

pavillons (bastions de la basse-cour) sont reliés au corps de logis parde hautes courtines auxquelles s’adossent des services et des portiques. Laconstruction de pierres de taille, avec bossages aux angles, a un caractèrerobuste qui est en harmonie parfaite avec le pays sauvage qu’elledomine, borné à l’horizon par la chaîne des Pyrénées .

Si étranger à nos mœurs que paraisse ce vaste bâtiment, il n’en est pasmoins resté un des types les plus francs de l’habitation de campagne dumidi delà France ; et, mis en état, serait une demeure aussi saine queconforme aux usages du pays. Cette grande salle centrale, ouverte seule-ment aux deux bouts, est, grâce à la lumière éclatante de la contrée,aussi claire qu’on puisse le souhaiter. C’est lâ où l’on se rassemble, oùl’on peut, tout en étant réunis, former des aparté. Les chambres occu-pant les pavillons sont commandées par des pièces et par la grande salleelle-même; mais cette disposition, peu gênante même aujourd’hui â lacampagne, où la vie en commun est beaucoup plus intime qu’â la villle,est ordinaire dans les habitations méridionales, " . ’e

Ferrais, des escaliers de service communiquent de ces chambres aux étagesinférieurs et que les gens peuvent arriver â ces chambres sans passer parla grande salle. Le premier étage reproduisait les mêmes distributions, si

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