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Tome deuxième.
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ENTRETIENS SUR I. ARCHITECTURE.

Quelques riches particuliers, frappés des dispositions de comfnrt. qu'a-doptent la plupart des habitations anglaises de campagne, ont essayé, enFrance , de (aire élever des châteaux ou maisons par des constructeursanglais . Cet essai n’a pas donné d’heureux résultats ; soit que ces con-structeurs dépaysés n’aient pas conservé leur liberté, soit que leurs clientsaient voulu leur imposer des formes d’architecture en dehors de cellesauxquelles ces artistes étaient habitués, soit que ces artistes n’eussent paspris la peine de s’enquérir de nos moyens de bâtir; ces habitations neprésentent ni les avantages de celles que l’on cite en Angleterre commedes modèles, ni l’agrément des nôtres. Mal construites, tristes, elles n’ontd’antre mérite que celui d’offrir des distributions de détail assez com-modes, des services généralement bien entendus. Ce n’est pas là où nousdevons aller chercher des exemples.

Nous possédons en France , dans notre ancienne architecture (si nousvoulons nous donner la peine d’observer), une variété de modes destructure bien autrement étendue que n’en fournit l’Angleterre ; et cela,indépendamment de notre génie plus souple, s’explique par les diffé-rences de climat auxquelles notre sol est soumis, par la nature diversedes matériaux propres à bâtir. Que nous ne tentions pas de copier servi-lement ces exemples si nombreux, c’est très-bien ; mais que nous n’entenions pas coin, ’e, que nous ne profitions pas des résultats obtenus,cela ne peut se justifier par aucune bonne raison ; d’autant que lesqualités dominantes, dans ces divers modestie structure adoptés jadis,sont : une grande liberté, une abondance de ressources propres à vaincretoutes les difficultés que présentent les programmes imposés. Pourquoidonc nous priver de ces biens acquis ?

L’étendue de ces Entretiens ne permet guère de mentionner bon nom-bre de ces anciens procédés de structure, dédaignés aujourd'hui, et quipourraient être si facilement mis en pratique et perfestionnés même denos jours. Cependant, il parait utile d’en signaler quelques-uns, à l’occa-sion du dernier exemple que nous venons de tracer.

Ainsi voit-on, dans cette habitation de campagne, que les pavillonsd’axes, tous à pans au rez-de-chaussée pour permettre des vues obliqueset dégager les angles, sont carrés au premier étage; forme préférable pourdes chambres d’habitation.

Cette disposition, dont on fait peu d’emploi aujourd’hui, je ne saistrop pourquoi, était fort usitée autrefois, et le problème était résolud’une manière très-simple, ainsi que le montre la figure 18. Le pancoupé au rcz-dc-ebaussée(voyez le plan en A) est de 2 mètres. Les murs àangle droit ont 0 m ,85, et celui du pan coupé 0 m ,70 d’épaisseur. Sur le