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Tome deuxième.
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avnit ccnl à parier contre un <[ne oc « remboursement » serait l’abandond’une somme très-supérieure à la valeur réelle de l’objet, et n’était qu'uneprime offerte à des spéculateurs, pour les engager, par des avantagesextraordinaires — puisqu’ils recevaient déjà plus de 5 pour 100 net descapitaux employés ou supposés employés — à construire ces écoles.C’était là un de ces moyens qu’on emploie quand on est dans l’embarraset qu’il faut recourir aux préteurs à gros intérêts. Je ne sache pasqu’aucun architecte de la Ville se soit élevé contre celle façon d’empruntusurairc ou ait refusé son concours. S’ils ne le pouvaient faire isolément,ils eussent pu le faire en corps, avec toutes les convenances nécessairesen une circonstance aussi délicate. Mais la Société centrale , qui ne s’étaitpas émue au moment de Yenrégimentation de ses membres et en face del’étrange système adopté par l’administration préfectorale, n’avait plus às’émouvoir des conséquences de l’état de choses établi. La Société centralepense qu’il lui suffit d’écrire des rapports sur les prospectas que luienvoient des entrepreneurs ou des industriels, ou de censurer ceux descs propres membres qui manifestent des intentions réformatrices. C’estune antichambre de la section d’architecture à l’Académie des Heaux-arls,mais ce n’est pas un corps.

La Société centrale s’est-elle émue davantage lorsque, sous l’Kmpirc,les architectes des départements ont été placés, sous prétexte de décen-tralisation, sous la dépendance absolue des préfets? N’élait-ce pas l’occa-sion de remontrer alors au Gouvernement que c’était là une mesure qui,en enlevant à l’architecte toute indépendance vis-à-vis du préfet, pouvaitamener les abus les plus fâcheux? En effet, autrefois, la nomination desarchitectes des départements, ou leur révocation par le préfet, devaientêtre soumises au ministre de l’intérieur. C’était une garantie donnée àl’architecte, qui remplissait scrupuleusement ses devoirs et qui lui per-mettait meme de refuser son concours, s’il pensait qu’on voulût lui imposerune manière d’opérer contraire aux intérêts du département. L'architecteétait donc attaché à l'administration départementale et non soumis auxfantaisies d’un préfet. Un trouva cela gênant et, mettant en avant le motdécentralisation , " ' un agent indépendant charge d’une partie

de la gestion des intérêts ’ x, pour le remplacer par un agent

du préfet. De telle sorte que, sous peine de révocation, cet agent devaitse prêter à tout ce que ce haut fonctionnaire prétendait lui imposer :virements de crédits, substitutions de dépenses, etc. Si les architecteseussent formé un corps, uni par des sentiments de dignité et d’indé-pendance personnelle, de pareils faits n’auraient pu se produire.

En effet, pour composer un de ces corps qui, comme ceux dont je

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