ENTRETIENS SE K I, AltClIITECTL’RE.
m
doivent être scrupuleusement observées et, en cas de discussion, pré-senter les preuves non contestables d’une gestion consciencieuse.
Ainsi qu’il vient d’être dit, la coin en partie double, tout en
offrant de sérieux moyens de contrôle, est insuffisante et même imprati-cable dans la construction des bâtiments, à cause de la quantité de dé-tails que comporte celte industrie. Cette comptabilité de l’entrepreneur està la fois industrielle et commerciale; elle doit tenir de ces deux qualités,et l’une et l’autre doivent se lier de telle sorte qu’elles puissent permettred’établir un contrôle efficace autant que clair.
11 n’y a rien à modifier à la tenue des livres de commerce; on peutseulement la décharger de superfétations inutiles dans la pratique; limiterles comptes généraux à cinq pour éviter la confusion, en se réservant lafaculté d’ouvrir des comptes accessoires. Cette tenue de livres est unabrégé très-simple, qui permet à l’entrepreneur de se rendre un compteexact des détails qui l’intéressent, par un examen de , es minutes.De plus, on éviterait ainsi la répétition des écritures.
Un inventaire sincère doit nécessairement précéder l’ouverture d’uncompte. Là est la pierre d’aeboppement. Un inventaire est pour un entre-preneur une grosse affaire, à cause de la multiplicité des détails compo-sant le matériel, de la quantité exacte des matériaux. Cependant il estévident que, seul, le premier inventaire donne un travail long cl minu-tieux ; les autres, au moyen d’écritures en ordre, doivent être dressésavec facilité et rapidement.
L’inventaire est le point de départ.
Pour les travaux en voie d’exécution, une main courante d’attache-ments compose le livre essentiel. Ce livre, tenu jour par jour, présente àl’entrepreneur les dépenses faites sur chaque chantier pour lequel il ouvreun compte. Ces dépenses comprennent trois catégories : matériaux, main-iT œuvre , faux frais. If entrepreneur peut donc se rendre compte, à chaqueinstant, des livraisons de ses fournisseurs et de leur emploi, du travailfait par ses ouvriers et, parla comparaison avec des travaux identiques,constater s’ils perdent du temps et si la main-d’œuvre lui est onéreuse;des frais divers, transports, déboursés, gratifications, intérêts dessommes empruntées, amortissement de la valeur du matériel; enfin, dubénéfice ou de la perte sur chaque opération, par la différence établieentre les prix de revient du chantier et le règlement des mémoires.
Les virements de matériaux doivent être l’objet d’un compte spécial,reporté à un folio séparé, et contrôlé par l’entrée de ces matériaux surd’autres chantiers dans la colonne des provenances.
Voici le modèle du folio, mise au net, des mains courantes (fig. 1).