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Tome deuxième.
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ENTRETIENS SI R I. ARCHITECTURE.

les divers détails de l’entreprise présents à l’esprit, de telle sorte qu’ilpuisse répondre clairement aux questions qui lui sont adressées à chaqueinstant.

Chacun de ses agents, s’il en a plusieurs sous ses ordres, — et il en agénéralement plus qu’il n’est nécessaire, parce que l’administration tientà donner des places, — aurait une part du travail définie; par suite, unepart de la responsabilité. Chacun de ces agents, dis-je, rendrait compte deson travail tons les jours, des retards apportés dans l’exécution, des dif-ficultés qui ont pu se présenter, des mal-laçons, s’il en existe ; ces obser-vations seraient consignées par lui sur un registre ad hoc. L’architecte,pour peu qu’il observe, aura bientôt reconnu les aptitudes particu-lières à chacun de ces agents, et c’est en raison de ces aptitudes qu’illes emploiera de préférence. A [dus fortes raisons l’architecte devrait-ilêtre laissé complètement libre dans le choix de ces agents, car s’il endosseune responsabilité, il est trop juste qu’il ait la liberté d’employer le per-sonnel qui lui convient. Au lieu dénommer elle-même les employés dansles agences, l’administration n’aurait qu’à allouer à l’architecte une

somme de. en raison de l’importance de l’entreprise, en lui laissant

la faculté, moyennant cette rétribution proportionnelle, de la répartircomme bon lui semblerait. Mais on sent bien que nous n’en sommespas là, et qu’il faudrait changer beaucoup de choses dans notre régimeadministratif pour en arriver à celte appréciation exacte de la responsabi-lité en matière de travaux publics.

Les agences, composées d’un trop grand nombre d’employés, ainsi qu’ila été dit ailleurs, — employés payés d’une manière insuffisante, parcequ’ils sont trop nombreux, — ne font que peu de besogne et font cettebesogne sans beaucoup d’ordre et de méthode. De là, des comptes sou-vent difficiles à établir, des contestations et réclamations sans fin, unesurveillance insuffisante sur les chantiers. Ces agents arrivent sur leschantiers, dans l’après-midi, à des heures à peu près fixes. Les chefs d’a-teliers ne sont pas longtemps sans le remarquer et, s’ils ont quelquesmatériaux défectueux à passer, s’ils ont quelque intérêt à négliger un tra-vail, c’est de six heures du matin à midi qu’ils lâchent la main.

Le laisser-aller, la mollesse, le défaut de précision et d’exactitude quinous ont été si funestes en ces derniers temps et nous mettent à deuxdoigts de l’abîme, se sont introduits depuis bon nombre d’années dans leschantiers. Est-ce pour prévenir les conséquences d’un pareil état dechoses que les architectes emploient, dans les bâtiments publics qu’ils élè-vent, moitié plus de matériaux qu’il ne serait besoin? Est-ce pourparer, par excès de force, aux éventualités fâcheuses que pourrait faire