Band 
Tome deuxième.
Seite
438
JPEG-Download
 

CONCLUSION

Cet ouvrage n’a pas la prétention de présenter un cours d’arclulec-ture théorique ou pratique complet, de donner aux architectes qui entrentdans la carrière on au public, un résumé des connaissances nécessairesà ceux qui s’occupent de l’art de bâtir. Ecrits successivement, les Entre-tiens ne sont que des jalons posés en vue de faire comprendre quelle se-rait la direction à donner aux éludes d’architecture, en supposant qu’onvoulût un jour se préoccuper de celte question.

Par des motifs de diverses natures, un intervalle de plus de douze anss’est écoulé entre le jour où paraissait le premier de ces Entretiens et lemoment où paraîtra le dernier. Cependant des sentiments étrangers àl’art dont je cherchais et je chercherai toujours, je l’espère, à défendrela cause, n’ont jamais inlluencé ma pensée.

Commencé avec une parfaite indépendance, cet ouvrage se termineavec la même disposition d’esprit et la conviction la [>lus profonde, quel’art ne peut se développer et se maintenir à un niveau élevé que par laliberté jointe à une étude incessante des conditions nouvelles imposéeschaque jour à la civilisation par la science.

Dans cet intervalle, des essais insuffisants ont été tentés pour redonneraux études de l’architecture une direction plus sérieuse et plus libérale;des événements cruels ont soumis notre pays aux [dus dures épreuves.Chacun a reconnu qu’il fallait faire des efforts prodigieux pour replacerla France au niveau qu’elle doit occuper en Europe , dans l’intérêt mêmede la civilisation, sinon pour son propre avantage. Jusqu’à celte heure,on ne peut dire si la réaction salutaire en faveur des études, dont tout lemonde comprend l’imminente opportunité, [tassera des paroles aux faits;et en vérité, ce n’est pas lorsqu’une année à peine nous sépare des ter-ribles secousses auxquelles le pays a été soumis, qu’on peut exiger de