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Tome premier.
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IV
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IV

interprétations les plus offensantes pour le ministèreet pour nous. Nos ennemis politiques, et nousen avons rencontré un grand nombre , nous accu-saient d’avoir aliéné notre liberté ; nos amis, etnous en comptons quelques-uns, accusaient le mi-nistre d’avoir cherché à nous compromettre, et nousdissuadaient d’accepter une tâche au-dessus de nosforces et trop peu rétribuée.

La manière dont nous avons essayé de remplircette mission nous justifiera peut-être aux veux denos amis et des hommes impartiaux. Quant auxaccusations de nos ennemis, le temps en fera jus-tice. Une seule doit être réfutée ici : c’est cellede nous être engraissé des sueurs du pauvre peuple,en enlevant 22,000 francs par an, au budget.Voici notre réponse : On peut voir à la cour descomptes que nous n’avons été à peu près couvertde nos avances qu’une année après notre retour.Deux mois et demi de voyage , et les dépensesnécessaires pour nous faire remplacer , pen-dant notre absence, ont plus qu’absorbé l’in-demnité de 4,380 francs que nous avons reçue.Quant au travail que nous a coûté pendant plusd’un an la rédaction de notre rapport, travail detous les jours et de toutes les nuits , l’espoir d’êtreutile en a été l’unique objet et la seule récompense,sans parler d’une affection morbide causée par un