Band 
Tome premier.
Seite
9
JPEG-Download
 

de 1 839, nous persistons à dire qu’elle était et sera peut-être l’assemblage le plus magnifique des œuvres de l’in-telligence humaine qu’il ait été et sera jamais donné àun homme d’admirer dans une même enceinte.

Il ne faut cependant pas se laisser fasciner par labrillante exécution d’une foule de pièces hors de lignequi sont évidemment les produits d’une longue conten-tion d’imagination, d’une grande dépense ou d’un re-doublement d’efforts, en dehors de la fabrication habi-tuelle ; de semblables échantillons ont passé la frontièrede l’industrie pour entrer dans le domaine de l’art, oùles mots prix de revient, prix de vente, ne doivent ja-mais être prononcés. Aussi les exposants de cette ca-tégorie se sont-ils abstenus d’indiquer le prix de fabri-que sur leurs chefs-d’œuvre.

La véritable industrie, au contraire, n’a et ne doitavoir en vue que deux choses, en fait de progrès : abais-sement des prix à qualité égale, ou qualité supérieure auxprix de l’année précédente; voilà le critérium de ce que l’onentend par industrie. Tout fabricant qui n’est pas dansl’une ou l’autre de ces conditions ne peut se vanterd’être en progrès. C’est faute d’avoir été prévenus decette distinction que les jurys d’admission ont acceptéun si grand nombre de pièces uniquement susceptiblesde figurer dans une exposition d’objets d’art : par exem-ple, la représentation en liège, des monuments romainsdu midi de la France , taillés au canif par un homme detalent; une foule de tapisseries et de dessins brodés àl’aiguille, ou des objets uniques, chefs-d’œuvre de pa-tience individuelle, qui ne peuvent être multipliés, nilivrés à l’usage général.

Si plusieurs exposants artistiques sont tombés dans