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Tome premier.
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cela va bien. Depuis plusieurs années M. Charles De-rosne répond comme Galilée , à ceux qui prétendent quecela ne doit pas marcher : E pîir si muove. Le fait estque les lignes de frottement ayant plus d’étendue sousl’équateur du demi-sphéroïde que vers les pôles, l’usuredevrait être plus rapide en cet endroit et laisser échap-per de la vapeur d’entrée, par le trou de sortie ; mais cesmessieurs emploient un petit artifice fort simple, c’estd’entamer d’avance, à la lime, les flancs qui ne devaientpas s’user : par ce moyen, la fermeture ne fait que seroder et se polir par le travail.

On leur avait conseillé d’adopter la forme cylindriquedans le culot de leur machine ; mais ils ont fait observerque ce moyen exigerait de la sévérité dans le montage,tandis que la houle ne demande pas la même attention,la même exactitude de parallélisme dans la manivelledu volant : c’est la machine la plus simple et la moinscoûteuse que nous connaissions. Depuis l’exposition,M. Faivre a fait à sa machine de grands perfectionne-ments qui détruisent toutes les causes de fuite, parl’addition d’une glissière intérieure qui se meut parl’oscillation. Il y a ajouté un petit appareil à détented’une simplicité tout à fait chinoise. Nous l’avons vufonctionner dans le grand atelier que MM. Derosne et Cadviennent d’établir dans le faubourg de Flandre à Bruxelles .Ce moteur est si peu compliqué que ces industriels en ontfabriqué jusqu’à trois dans une semaine; mais ce qu’il y ade plus satisfaisant pour notre conviction, ce sont les cer-tificats flatteurs que ces messieurs reçoivent de tous lesfabricants auxquels ils ont livré de pareilles machines.

Il reste à faire une application bien utile de ce systèmeaux pompes alimentaires des chaudières ; on éviterait