lièmes des explosions : l’abaissement de l’eau et Réchauffe-ment au rouge des parois de la chaudière.
Les personnes même chargées de formuler des in-structions préservatives de l’explosion semblent encoreignorer, à voir leurs prescriptions, où se trouve le mal ;car elles ne paraissent avoir en vue que de préserver leschaudières contre la surcharge des soupapes, chose fortinsignifiante, puisque les chaudières ont été éprouvées,sans accident, à triple pression. 11 est d’ailleurs évidentqu’une chaudière qui travaille à 4 atmosphères, ne sau-rait monter à 6 et à 7, sans faire soulever les soupapesles plus adhérentes.
Le véritable danger, nous le répéterons à satiété, estdans le suréchauffement des parois, et l’explosion n’aordinairement lieu qu’au moment où l’on soulève unesoupape ou à celui de la mise en train, parce qu’alors uncène d’eau s’élève vers l’ouverture supérieure et re-tombe avec force contre les flancs rougis à blanc, cequi donne lieu à une explosion foudroyante, analogueà celle produite par une goutte d’eau écrasée sur un ferrouge. Alors, ni le manomètre à air libre, ni la multipli-cité des soupapes, ne peuvent préserver la chaudièred’être réduite en pièces, par un effet de recul semblableà celui de la poudre fulminante.
Nous ne connaissons donc qu’une précaution princi-pale à prendre, celle d’entretenir l’eau à la hauteurvoulue dans la chaudière, et qu’une bonne chaudièreordinaire, celle qui, remplie d’eau, est plongée dans unfour à réverbère avec un réservoir supérieur pour lavapeur, ce réservoir étant séparé de la chaudière parune soupape flottante toujours prête à se refermer encas d’accident au bouilleur.