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pourrait parvenir à s'enflammer; car il faut nécessaire-ment le contact d’une flamme pour opérer la déflagra-tion; le mélange des gaz avec la vapeur s’opposeraitd’ailleurs complètement à cette incandescence.
Ce n’est donc pas là qu’il faut chercher la cause prin-cipale des explosions.
On sait que, l’abaissement du niveau d’eau dans leschaudières laissant une portion des parois exposée à unfeu nu, celles-ci peuvent s’échauffer jusqu’au rouge.Tous les auteurs, tels que Christian, Marestier, Pouillet,Wood, Arago et Séguier, ont écrit que si, dans cet in-stant , on fait arriver une grande quantité d’eau dans lachaudière, il se forme, par le contact de cette eau sur lesparois rougies, une si grande masse de vapeur, quel’explosion est déterminée au moment même. Cela estune vérité mal expliquée ; car, pour donner lieu à unepareille explossion, il faudrait le faire exprès et opérercomme suit : 1° arrêter la machine; 2° vider la chau-dière ; 3° chauffer ; 4° enrayer le flotteur, et 5° lâcher lejet d’eau. Ces cinq conditions sont de rigueur et ne sau-raient guère se rencontrer ensemble.
Ainsi donc on peut admettre qu’il y a toujours aumoins quelques pouces d’eau sur le fond de la chaudière,quand une explosion a lieu, et s’il n’y en avait que quel-ques pouces, les parties voisines du coup de feu le plusvif rougiraient au point de s’amollir et d’occasionnerdes boursouflements que les chauffeurs appellent lou-pes, lesquelles se déchireraient comme étant les partiesles plus faibles, avant que la chaudière sautât; elle seraitalors déracinée de son siège et projetée tout entière enl’air par l’effet du recul ; et c’est ce qu’on n’a jamais ob-servé. Mais ce qu’on a presque toujours reconnu après