dont la courbe présentait un segment de parabole, par-tant de la tubulure et s’étendant jusqu’aux extrémités-de la petite chaudière.
L’eau continua donc à sortir presque entièrement etne s’arrêta que quand, la base du cône liquide man-quant d’aliment, le sommet se détacha de l’ouverture etla trombe s’affaissa sur elle-même, en laissant fort peud’eau dans le vase; le restant finit alors par s’écoulerlibrement.
Cette expérience nous confirma dans l’opinion que, sil’on n’interrompait pas l’écoulement, on éviterait l’ex-plosion.
Dans l’essai suivant, ayant fermé la tubulure avec lepouce, au moment où l’eau soulevée commençait à sor-tir, nous vîmes le cône liquide retomber et l’eau ren-voyée par contre-coup, sur les parois de la chaudière,,comme une grande vague qui s’affaisse auprès descôtes et se redresse contre les rochers; c’est donc cechoc qui, en battant les parois rougies de la chaudière,cause la déflagration violente dont nous avons parlé. Sion lève le pouce par intervalles réglés comme les coupsde piston d’une machine, on distingue fort bien les fluc-tuations occasionnées dans la chaudière pendant le tra-vail de la machine à vapeur, et l’on peut se convaincreainsi de la nécessité d’avoir au-dessus de l’eau un réser-voir à vapeur le plus grand possible, pour ne pas entraî-ner d’eau dans les cylindres, et ne pas imprimer auflotteur une agitation qui en fait souvent détacher lapierre, à moins d’employer le système des petits trousdont nous avons parlé.
Une bouteille de vin de champagne ou d’eau, chargéede 4 à 5 fois son volume de gaz, produit, quand on la dé-