Le papier le plus grossier devient du ho-tchi (papierqu’on brûle dans les sacrifices), et du pao-ko-tchi (papierà envelopper les fruits).
Le papier de bambou s’appelle aussi cha-tsing ; il tirealors son nom de ce qu’on coupe les bambous par mor-ceaux. On lui donne en outre le nom de han-tsing, parcequ’on fait bouillir et égoutter la pâte du bambou.
L’auteur chinois ajoute plusieurs réflexions, qui pa-raissent contraires au témoignage des auteurs, des livresclassiques et des historiens. Il se refuse à croire que,dans l’antiquité, on ait écrit l’histoire sur des planchet-tes de bambou amincies et réunies ensemble par une la-nière, ou bien sur des feuilles de l’arbre pei-to (borassus(labelliformis ), comme cela se pratique encore aujour-d’hui au Thibet et dans toute l’Inde .
Fabrication du papier de bambou (I).
Tout le papier de bambou se tire des parties méridio-nales de la Chine ; mais c’est dans la province de Fo-kien,que cette fabrication est la plus florissante.
Lorsque les premières pousses de bambou commen-cent à se montrer, on visite tous les endroits de la mon-
(1) Le cabinet des estampes de la bibliothèque du roi possèdedeux recueils in-folio de planches peintes en Chine , qui représen-tent tous les procédés relatifs à la fabrication du papier de bam-bou. L’un d’eux est accompagné d’explications en chinois; dansl’autre, le sujet de chaque planche est indiqué en français .