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Au Japon , il y a des fabricants qui ne se servent pointde forme pour lever les feuilles. Quand la pâte du pa-pier est réduite en bouillie, ils placent une large pierrebleue sur une espèce de poêle que l’on chauffe en des-sous; la pierre ne tarde pas à devenir brûlante.
Ils prennent alors une brosse semblable à celle dontse servent les colleurs, et la trempent dans la pâte li-quide ; ils en appliquent une couche mince sur toute lasurface de la pierre, et à l’instant le papier est fait, lesfeuilles se lèvent l’une après l’autre (et se mettent enrames). Il ne m’a pas été possible d’apprendre si cetteméthode est usitée ou non en Corée ; je ne sais pas nonplus s’il y a des personnes qui la suivent en Chine .
Le papier appelé kiun-hiang tchi, du district de Yong-kia, se fait avec l’écorce de mûrier.
Le papier appelé sié-tcheou-tsien , qui vient de la pro-vince du Ssé-tchouen, se fait avec l’écorce de la plantefou-yong (hibiscus rosa sinensis). Lorsqu’elle est cuite etréduite en bouillie, on y jette le suc des fleurs pulvéri-sées de la plante même. Peut-être aura-t-il été inventépar un homme appelé Sié-tcheou, qui lui aura donné sonnom, sous lequel on l’a désigné jusqu’à présent; maisl’estime particulière qu’on y attache tient à sa couleur etnon à la matière avec laquelle il est fabriqué.
Nous ajouterons à la description donnée par M. Julien,quelques détails sur la fabrication des papiers de roseauet de bananier (1).
(1) L'article concernant le papier de Chine était destiné à êtreimprimé en note.