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première qualité. Malheureusement, les forêts s’éclair-cissent tous les jours dans ce pays de vaine pâture, et ilfaut remonter la houille depuis Lyon . Au reste, la cana-lisation de la Saône permettra bientôt de la faire ar-river beaucoup plus haut que les fourneaux de Beaujeu.
Il y avait bien deux siècles que l’on usait du charbonde terre à Liège (1) et à Newcastle, quand la France com-mença à s’en occuper. La production française a été en1830 de 1,100,000 tonnes; en 1837, de trois millions;et comme sa consommation totale est de 4,100,000 ton-nes, il y en a, par conséquent, 1,100,000 qui provien-nent de l’importation.
On s’étonne de voir que l’invention de lord EdwardDudley, pour réduire le fer à la houille, invention quidate de 1619, ait été si longtemps à s’introduire enFrance . Il est vrai que les mânes de l’auteur n’ont à re-procher que l’oubli à cette nation, tandis qu’il fut ruinéet saccagé par ses compatriotes qu’il venait de doter dusceptre de l’industrie ; c’est au reste l’histoire de toutesles inventions et le sort de tous les inventeurs, d’êtrepersécutés en proportion de l’importance de leur décou-verte. Le Sui eum non recepernnt de l’Évangile est écritsur la tombe de tous les bienfaiteurs de l’humanité.Ce sanglant péage arraché à toute vérité, à son arrivéesur la terre, est une de ces imprescriptibles lois dontl’inévitable fatalité devrait suffire aux philosophes pour
(1) La houille fut découverte en 1198 par un forgeron de Liège nommé Houlloz qui lui donna son nom.
Une vieille légende raconte que ce secret fut découvert par unang... Le manuscrit étant raturé à cette place, on ne sait si l’auteura voulu dire un ange ou un Anglais ; quoi qu’il en soit la houillen’en est pas moins un des plus beaux cadeaux du ciel.
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