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Tome premier.
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parvenu à lui rendre quelque qualité, par une longueexposition des minerais à l’action de l’air. Decazeville aexposé des rails.

L’air chaud est déjà employé dans dix-huit fourneauxfrançais ; le charbon roux ou simplement torréfié, et mêmele bois vert sont employés soit seuls, soit mélangés en di-verses proportions avec le charbon de bois. Ces four-neaux ont produit quinze millions de kilog. de fer dèsl’année 1837.

M. Lareillet, maître de forges à Ichoux, départementdes Landes , a été plus hardi encore en employant latourbe à l’affinage du fer, non pas une tourbe de choix,mais une tourbe très-légère et mousseuse ; la chose estdonc possible à peu près avec toutes les tourbes. Lehaut fourneau de Torteron, département du Cher , a livrédes fontes dont un barreau d’un pouce, posé sur deuxpoints d’appui distants l’un de l’autre d’un pied, résisteà un poids de 1,176 kilog. ou 2,593 livres anglaises.Le fer anglais , d’après Banks, ne supporte que 2,195 li-vres, et 2,500 d’après Barloiv.

La France n’occupe encore que 45,000 ouvriers à lafabrication du fer.

Fourchambault, dirigé par M. Achille Dufau depuis lamort de M. Boigues, est situé dans le département dela Nièvre ; cette usine est renommée pour sa fonte depremière fusion qu’elle est en possession de fournir auxfonderies de Paris , lesquelles continuent cependant àdonner la préférence à la fonte belge, d’après ce quenous ont assuré plusieurs personnes du métier.

Les forges de Fourchambault, créées depuis une ving-taine d’années, sont peut-être les plus importantes de laFrance ; c’est à Fourchambault qu’un des premiers lami-