201
« En l’an V, Bénézech, alors à la tête des bureaux del’artillerie , réforma toutes ces fonderies qui avaientcoiité beaucoup d’argent et fait de mauvaise besogne; ilconcentra la fabrication des projectiles dans quelqueshauts fourneaux de la Moselle et des Ardennes .
« Ce fut en l’an VIII (1800), que l’on commença àreprendre la fabrication régulière des projectiles; maisc’est à partir de l’an XII (1805)jusqu’en 1814, qu’elledevint assez considérable pour suffire aux approvision-nements des armées, des places, des côtes, des flottil-les, etc., etc.
« Il fut fondu plus de 60,000,000 k. en boulets de4, 6, 8, 12, 16, 18, 24, 36 et 48; en obus de 5/6, 6 et8 pouces; en bombes de 8, 10 et 12 pouces, et forgéune immense quantité de balles de divers numéros pourles boîtes à mitraille.
« Les deux grands fournisseurs étaient M. de Wen-del, propriétaire des hauts fourneaux et forges deHayange et de Moyeuvre (département delà Moselle ),et M. Gendarme, propriétaire des hauts fourneaux deVrignç-aux-Bois, de Vendresse, de Boutancourt, de Ma-sure, de Saint-Nicolas, etc., dans le département desArdennes .
« On fit couler aussi des projectiles pour le servicedes côtes, aux hauts fourneaux de Conche, départementde l’Eure , dirigés par M. de l’Arbre ; et pour le servicede l’armée d’Espagne , à des hauts fourneaux du dépar-tement de la Gironde , sous la direction d’un sieur J. Ite-noy, mais ces derniers en faible quantité, attendu quel’établissement d’Oberceytta, dans la Navarre , fut misen activité pour le service de l’armée française en Es-pagne .
I