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Tome premier.
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rions le dernier mot de la fabrication du fer; cependantnous sommes d’avis que c’est peut-être de toutes les in-dustries celle dont les procédés sont restés le plus bar-bares, parce que les essais en grand sont infinimentcoûteux et qu’on ne s’y expose qu’en tremblant.

Il ne manque pas de théories nouvelles, tendant àprendre la place de celles que nous ont livrées les Druides ;mais la prudence veut qu’on ne s’en écarte qu’avec cir-conspection; et puis cette industrie grandiose qui paraitaux yeux du public ne pouvoir marcher qu’avec d’im-menses capitaux et à l’aide de constructions titaniquesinspire une sorte de respect féodal aux petits proprié-taires, qui n’oseraient élever autel contre autel. Cepen-dant, quand on voit des Indiens misérables, isolés, sansmoyens pécuniaires ou mécaniques, fournir toute l’Asie du meilleur fer et du meilleur acier que l’on connaisse,il est bien naturel de penser que la production de cemétal est possible autrement qu’à l’aide de nos usinespharaoniques.

Or voici comment les Indous s’y prennent pour fabri-quer ces pains d’acier qui v suffisent à la confection dedeux sabres de Damas :

Un petit fourneau de quelques pieds de haut, con-struit en terre réfractaire, est rempli de charbon debois; ils y projettent avec une latte de bambou du mi-nerai en poudre et donnent le vent à la main, à l’aidede deux sacs de cuir qu’ils élèvent et compriment alter-nativement. La fusion terminée, ils retrouvent le métalen petits globules dans les cendres; ces globules sont ré-chauffés et soudés en pain à coup de marteaux de pierre.

On parle d’un essai fait en Angleterre pour retirerimmédiatement du fer, d’un haut fourneau auquel on