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Tome premier.
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plus répandu. Le cuivre peut réclamer le droit d’aînesseparmi les métaux ; car c’est avec l’airain que les hérosd’Homère ont commencé le jeu de casse-tête que les Ro-mains ont continué avec le fer, et nous avec l’acier, lafonte et le plomb.

Ætas parentum, pejor avis, tulilNos nequiores, mox daturosProffeniem vitiosiorem.

Du reste, il ne faut pas accuser les métaux de la foliedes hommes; ils n’existeraient pas, qu’on ne s’entr’égor-gerait pas moins, faute de se comprendre ; car, dans cecas, comme a dit un grand poète :

« Tout va bien, tout est bon, tout sert, pourvu qu’on lue. »

L’industrie seule est appelée à retourner ce terribleaxiome. Quand elle sera plus répandue et mieux com-prise, les hommes n’auront plus besoin de tuer pourvivre, on inventera mille moyens pour multiplier lessubstances alimentaires, et chacun dira dans un pro-chain avenir :

« Tout est bon, tout va bien, tout sert, pourvu qu’on vive. »

Il serait impossible de calculer les applications aux-quelles le cuivre se prête; elles sont aussi nombreusesqu’il y a de grains entre la capsule de pistolet et la piècede quarante-huit, entre l’épingle et la colonne Vendôme .

Le cuivre s’allonge en cheveux sans fin ou s’aplatit enpelure d’oignon. On le retrouve partout: tantôt habillantle bois, le fer et le papier ; tantôt habillé par l’or, l’argentou le platine. Il est surtout un homme à Paris dont