naître à la surface intérieure de ce trou une couche d’a-cier fort utile pour certains mouvements de rotation.
Nous aurions dû expliquer peut-être le mode d’actiondu carbone sur le fer, et pourquoi il le durcit en s’ydéposant; mais on pourrait nous adresser le singulierreproche de faire un traité de métallurgie (1); nous nousbornerons donc à dire que le carbone pur étant le dia-mant, partout où il peut se déposer du carbone mêmeimpur, à l’état de cristaux, on doit s’attendre à obtenirde la dureté ; le charbon le plus mou est composé departicules fort dures, puisque, frotté sur les métauxles plus durs, il leur communique bientôt un beau poli.Si le cuivre pouvait recevoir du carbone, il deviendraitaussi dur que le fer.
(1) Il est des gens qui nous ont avoué que la seule chose à laquelleils auraient à redire, c’est au style trop peu technique de notre rap-port et par conséquent trop à la portée des personnes étrangères àl’industrie.
Nous leur répondrons, que tel est le but que nous nous sommesproposé en prenant la plume ; nous tâchons de marcher de loin dansla voie ouverte par M. Arago, qui est parvenu à rendre la scienceattrayante et accessible même aux dames, en débarrassant jusqu’àl’astronomie des formules algébriques. C’est ainsi qu’il est parvenuà initier les intelligences les plus médiocres aux plus mystérieusesévolutions des éléments. Le temps approche où il n’y aura bientôtplus que les savants de mauvais aloi qui s’évertueront à voiler lanullité de leurs idées sous les arides formules de l’argot scienti-fique.