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nées dans l’esprit des chaînettes de montre, et dontnous parlerons plus tard, nous a communiqué sur latrempe des coins de médailles, des observations de laplus haute importance.
On sait que rien n’est plus ordinaire que de voir écla-ter lqs coins de monnaie à la trempe, c’est le désespoirdes graveurs; car il n’en est pas un qui puisse répondrequ’un travail de six mois ne sera pas perdu dans cetteopération délicate, à moins qu’il ne consente à tremperdoux, ce qui est un défaut presque aussi grave; eh bien,M. Galle n’a pas perdu un de ses coins, depuis 30 ans ;aussi est-il assez sûr de son fait pour travailler avec con-fiance, pendant des années, sur le même bloc d’acier.Nous l’avons trouvé occupé aux bustes de Watt et deWollaston que l’Angleterre lui a commandés. Nos gra-veurs doivent se féliciter qu’il ne soit pas venu uneépreuve de ce graveur à la dernière exposition deBruxelles.
En attendant que nos médailleurs, qui deviennentassez nombreux, arrivent à cette perfection, et pour leurdonner du courage, nous leur dirons comment M. Galletrempe ses coins.
Cet observateur judicieux a eu aussi ses mauvais joursen débutant ; mais ayant remarqué que ses coins se bri-saient toujours de la circonférence au centre, commeune rondelle de bois vert que l’on fait sécher trop vite,il comprit de suite que ces accidents provenaient de ceque la pièce dilatée par la chaleur, se trouvant refroidiedans sa périphérie avant de l’être au centre, le cerclerefroidi faisait de vains efforts pour comprimer le centreencore rouge, et par conséquent plus dilaté, plus grosqu’il ne doit être.