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Tome premier.
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Trempe au canon.

Pour obtenir des forets, des fraises et des burins réu-nissant la dureté à la résistance, sans déviation aucune,on met dans un canon de pistolet tous ses petits outils etl’on coule par-dessus tout cela du métal de d’Arcet (1),on ferme l’embouchure avec un tampon de fer ou d’ar-gile et on opère sur ce canon comme s’il s’agissait dele tremper lui-même. L’action du froid produite aumoment de l’immersion se trouvant retardée par l’enve-loppe métallique, n’agit, pour ainsi dire, que de se-conde main, sur les pièces soumises à l’expérience.

Ces pièces, à l’abri de l’action du soufre, de l’air et desgaz, n’éprouvent aucune de ces dévastations auxquellesles pièces trempées directement et saisies par un refroi-dissement subit sont toujours sujettes. Nos industrielsne doivent point laisser passer, sans le retenir, un pro-cédé propre à remédier à un défautquiaruinéplusd’uneentreprise.

Pour retirer les petites pièces du tube, il suffit de leplacer dans l’eau bouillante. Le métal de d’Arcet se fond,et le contenu du canon est versé dans l’eau ; on en retirealors les petits forets qui ont reçu le recuit nécessaire,par le seul fait du contact du métal fondu à la tempéra-ture de l’eau bouillante.

(1) Le métal fusible de d’Arcet est un composé de 8 parties debismuth, b de plomb et 3 d’étain, fondues ensemble dans un creu-set ; ce composé se fond à la température de l’eau bouillante ; on lerend bien plus fusible encore en y ajoutant du mercure.