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sans doute la préférence, quand on aura pris la peine del’essayer : c’est la trempe à l’air comprimé, dont nousdonnerons un aperçu après avoir parlé de la trempe desressorts de voiture.
Les lames destinées à ces ressorts, après avoir étéchauffées au rouge-cerise dans un four fait exprès (1),sont plongées dans l’eau ; mais il faut leur donner le re-cuit , ce qui s’opère de deux manières ; la première estd’enduire les lames d’un corps gras, et de les présenterau four en les tenant avec une pince; on les retire aussi-tôt que l’huile s’enflamme pour leur donner la dernièretrempe.
La seconde méthode est de les tenir dans le four pen-dant un temps que l’ouvrier apprécie par habitude ; il asoinderetourner sa lame en la saisissant par l’autre bout,dans le but de lui donner une chaleur uniforme ; il la' retire alors et se met à la frotter avec une touche debois; il ne plonge sa pièce dans l’eau qu’après avoir re-connu le degré de chaleur convenable d’après la manièredont le bois fume et se comporte au frottement.
Quand un ouvrierveut essayer le degré de recuit qu’ilconvient de donner à certains outils, degré qui varieselon chaque espèce d’acier, il procède par des essais; ildécape son outil après l’avoir trempé au rouge-cerise;arrivé au jaune-paille, il essaye, et s’il s’égraine, il le ra-mène un peu plus près du bleu jusqu’à ce qu’il ait atteint
(1) Il n’y a que M. Pauwels à Bruxelles qui ait pris la peine defaire construire un four spécial pour la chauffe des ressorts, lesautres carrossiers continuent à se servir de la forge qui ne peutchauffer egalement une laine un peu longue; aussi M. Pauwelsest-il renommé ajuste titre pour l’excellence des fournitures devoitures qu’il ne cesse de faire au chemin de fer.