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Tome premier.
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d’une méthode qui n’est plus guère un secret que pourceux qui ne savent pas lire : c’est la manière de fairedes tuyaux sans fin avec du plomb fondu, poussé parun piston vers une ouverture, au centre de laquelle estmaintenu un mandrin de quelques pouces de long, sou-tenu seulement par une de ses extrémités ; le plomb sefige autour de ce mandrin, par l’effet d’un courant d’eaufroide qui circonscrit les parois que le plomb doit par-courir; ce tuyau s’enroule autour d’un gros tambour,au fur et à mesure qu’il arrive au jour. Cette méthodeest inventée depuis plusieurs années, et a été pratiquéeen Angleterre ; mais nous sommes porté à croire qu’onaura dû y renoncer, à cause du défaut de densité etd’égalité qui distinguait ces tubes. Nous croyons ne pasnous tromper en avançant que ce procédé n’a pas encorepassé le détroit; nous n’en dirons rien de plus; mais envoici un autre qui paraîtra fabuleux à bien des gens, cesont des tubes fabriqués à froid, à l’instar du macaroni,c’est-à-dire, que, sous l’effort d’une pression suffisante,on parvient à traiter le plomb comme s’il n’était qu’unepâte. ,

Pour mieux faire comprendre ce qui va suivre, etdonner une idée de la faculté agglutinative du plombavec lui-même, ou, comme dirait le savant Geoffroy deSaint-Hilaire, de l’attraction du soi pour soi des moléculesde ce métal, dans certaines conditions, nous prieronsnos lecteurs d’exécuter eux-mêmes l’expérience des ballesramées : elle est fort peu coûteuse, et ne demande pasun grand outillage; car il suffit d’en enlever d’un coupde canif deux calottes sphériques. Si l’on presse l’une surl’autre, les deux surfaces fraîchement décapées de cesballes, en leur imprimant un mouvement de torsion