sentie par les personnes qui s’occupent d’expériences dephysique et de chimie.
Sur le soupçon que nous avons depuis longtemps del’existence d’une machine à produire des tubes sans tin,à froid, au moyen d’une presse hydraulique, nous allonsen faire la description à notre mode.
Si ce que l’on comprend bien s’énonce clairement,nous sommes assuré de toucher juste.
Un lingot cylindrique de plomb, placé dans un trouménagé dans un bloc de fer, rencontre au centre dufond de ce trou la pointe d’un assemblage pyramidal detrois courtes lames d’acier, dont la base s’appuie surles parois de cette cavité.
Du centre et à l’intérieur de ce trépied part un cèned’acier poli, de quelques décimètres de long, dont l’extré-mité libre occupe le centre de l’anneau de sortie, et dé-termine le diamètre intérieur du tuyau, tandis quel’anneau fixe le diamètre extérieur.
Si l’on exerce une forte pression sur le lingot de plomb,il sera tranché à vif par les lames, et les trois segmentsou baguettes triangulaires seront forcées, par la conicitédu trou, de s’échapper par la seule porte qui leur soitouverte : elles se refouleront donc autour du mandrin,en se moulant sur la bague extérieure, pour former lemacaroni métallique qu’il s’agit d’obtenir. On peut faci-liter la sortie par la traction, en ayant soin de rester dansles limites de la résistance du métal.
Quand on veut obtenir un tuyau fort long, on estobligé d’enter un lingot sur le lingot qui précède, et pourque le point de réunion ne puisse être aperçu, il suffîtde forer un trou conique dans le restant du premier,de le remplir par l’extrémité aussi conique du sui-