Band 
Tome premier.
Seite
323
JPEG-Download
 

— 323 —

serait déjà partout en vigueur, si nous avions chargéde cette propagation un homme moins entreprenant queM. Selligue.

M. de Richemont verra d’après ceci que nous n’avonspas eu grand’pcine à deviner son appareil, en cinq mi-nutes.

Pour en continuer la description, nous dirons que sahotte doit renfermer dans le second compartiment, soitun soufflet, soit une sorte de gazomètre qui s’emplitd’air, quand on le soulève, pour le chasser dans un desdeux longs tubes de caoutchouc partant des deux ca-vités de la hotte, pour aller se réunir en avant du cha-lumeau qui les termine. Ce chalumeau en cuivre estarmé de deux petits robinets qui servent à régler la pro-portion du mélange d’air et de gaz que l’on enflamme àla sortie.

Le jet qui s’échappe par un trou capillaire impercep-tible, est presque invisible lui-même au soleil ; mais sil’ouvrier dirige ce chalumeau recourbé sur un lingot,en cherchant le point de la plus grande chaleur, il seforme à l’instant sous le jet, une goutte de plomb fondu,et la plaque la plus épaisse est traversée en quelquessecondes.

Voici comment s’opère la réunion de deux lames deplomb à plat : on taille en biseau les deux lèvres d’uncoup de grattoir, puis les rapprochant, on lesattache pardeux points de suture, en dirigeant le jet sur une barrettede plomb, qui dépose une goutte de métal entre les deuxlames. On continue de promener le jet en zigzag sur lesdeux rives de la rigole et sur la barrette de plomb, quise fondent toutes trois ensemble pour combler la rigole.Le plomb se fige à l’instant même où le chalumeau le

21 *