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robait aux regards des mortels, tout le monde fut d’abordépris des charmes de la fille de Phébus, dont elle n’étaitpourtant qu’un bien faible rellet ; mais la sécheresse deson caractère, jointe à ses nombreux caprices, éloignè-rent bientôt ses plus chauds admirateurs, etc., etc. »
Voilà bien certainement un spécimen exact de la ré-daction des lettres de noblesse de toutes les divinités dela Fable.
Nous ne ferons pas l’énucléation de cette allégorie,c’est la tâche des professeurs, auxquels nous recom-mandons , en passant, de chercher avec un peu plus desoin le sens caché de la théogonie des anciens, qui n’ontsans doute rien laissé entrer dans leur ciel sans debonnes et valables raisons.
Nous regardons la mythologie comme le seul traité dephysique, de météorologie et d’histoire naturelle que lesanciens nous aient laissé ; ce ne sont certes pas des motsarrangés à plaisir ; il règne, par exemple, dans les mé-tamorphoses, un parfum de chimie qui se reconnaît dèsqu’on y fait la moindre attention. Ils ont, croyons-nous,exprimé comme il suit l’opération de la brasure du ferpar le cuivre : Vénus (le cuivre) s’unit avec amour à Mars(le fer) dans les filets de Vulcain (au milieu des flammes) :les amants rougirent, dit la Fable; on rougirait à moins.
Ainsi le combat d’Apollon contre le serpent Python,qu’il perce de ses traits, est à voir à peu près tous lesjours sur l’horizon grec, quand le soleil levant trouvedevant lui de ces longs nuages noirs, semblables à d’é-normes serpents qu’il traverse de ses rayons lumineux(de ses flèches dorées), et dont il finit toujours par triom-pher; image des combats et de la victoire inévitable dela lumière sur les ténèbres.
1. Si
RAPPORT.