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Tome premier.
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ce peuple qui nous a toujours semblé plus avancé etplus sage qu'on ne le croit en Europe.

Deux ans plus tard, M. Motte, qui ne s’y attendaitguère, reçut une boîte d’encre de Chine, première qua-lité. Ce fut le même navire qui apporta les premièresnouvelles des puits de sel et de gaz, nouvelles que nouspubliâmes dans l’Industriel et qui furent traduites danstoutes les langues de l’Europe .

Voici comment s’exprime, au sujet de cette lettre,l’homme le plus compétent en fait de puits forés, M. levicomte Héricart de Thury , dans ses Considérations géo-logiques.

« On voit que l’abbé Imbert a recueilli de bonne foi,mais sans discernement, tous les détails qui lui ont étédonnés, et que ne pouvant en vérifier l’exactitude, il adû nécessairement être induit en erreur. Quoique lesprocédés soient mal décrits, cela suffit néanmoins pourêtre convaincu que les Chinois connaissent depuis long-temps l’art de forer les puits avec la sonde du mineur;mais il est difficile de croire qu’avec une sonde telle quel’a décrite M. l’abbé Imbert, on puisse forer à 1,000,2,000 et 5,000 pieds et même au delà. Je pense qu’il ya erreur dans ce nombre, ou que les Chinois sont beau-coup plus avancés que nous dans cet art. »

On voit que l’opinion du savant spécial en fait de puitsforés, n’était pas de nature à encourager les amateurs àavoir foi dans les paroles de l’abbé Imbert, et nous pen-sons que celui qui, sur des lueurs aussi douteuses, aporté le sondage à la corde au point de perfection quenous allons décrire, peut réclamer, sans remords deconscience, les trois quarts au moins de l’invention ;surtout pour l’avoir rendue applicable à toute espèce

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