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Tome premier.
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L’origine de la découverte dont nous parlons, est assezcurieuse. Un charpentier ayant laissé tomber son mè-tre dans le puits rempli d’eau jusqu’au haut, l’ingénieurs’écria : Encore un outil à retirer ! Ne vous en inquiétezpas, dit l’ouvrier, mon mètre est en bois, il reviendra.En effet, son mètre reparut un instant après, et il le saisitau sortir de l’eau. Si nos tiges pouvaient revenir ainsi !murmura l’ingénieur. Mais elles reviendraient de même,si elles étaient en bois, reprend le chef mineur Kind,homme d’un génie si puissant dans sa spécialité, qu’il amérité dans la Saxe , où il a conduit de nombreux son-dages, le glorieux surnom de Napoléon des foreurs.

On peut considérer ces détails comme étant d’uneexactitude authentique.

Après une délibération longuement méditée entreMM. Kind, l’ingénieur Rost et le docteur Biver, il futconvenu qu’on essayerait de substituer les tiges en boisaux tiges en fer.

Pour peu qu’on y réfléchisse, on voit d’abord que lasonde en fer, qui ne perdrait qu’un septième de sonpoids dans l’eau, le perdra tout entier quand elle seraen bois. On pourra donc se borner à ne lui laisser que lepoids nécessaire à la frappe, et ce poids est déterminépar une barre de fer pesant S00 kilog., à laquelle sontadaptés les outils. Cette barre, extrêmement solide,s’appelle la conductrice ; elle produit l’effet du trépan dans lesondage chinois, sans qu’elle rapporte rien, tandis qu’onpourrait lui faire rapporter beaucoup de débris, en l’en-tourant de plusieurs cônes en tôle, en forme de balcons,dans lesquels viendraient se déposer les matières ensuspension. Car la boue éprouve une terrible agitationdans le fond du puits par la chute, répétée quinze à dix-