Band 
Tome second.
Seite
19
JPEG-Download
 

(le les couler en zinc, de les dorer ou de les peindre elde les livrer à bien plus bas prix que loriginal, à la con-sommation extra muros.

Il a fallu de longues années pour que les chefs de lapartie saperçussent de ce vol qui aurait fini par discré-diter le bronze parisien aux yeux de létranger, et parruiner ceux qui payaient à grands frais des modèles auxpremiers artistes de la capitale.

Les chefs dateliers sentendirent pour faire cesser cepillage, et obtinrent justice des tribunaux contre lescontrefacteurs; la propriété des modèles et des dessinsfut reconnue comme invention, et le marché delà France leur fut au moins assuré. Mais on commence en Prusse,en Russie , et même en Angleterre, à surmouler lesmeilleurs modèles français. La Belgique a tenté plusieursfois de semparer de cette industrie; nous voudrions bienpouvoir dire que cest par délicatesse quelle y a re-noncé ; mais la vérité avant tout : cest par ignorance dela géographie commerciale que les Doresse el les Pitetont échoué. Si M. Brichaut se soutient, cest par sontalent personnel, et par cette prudence qui la fait des-cendre des hauteurs de lart dont il avait atteint le som-met, aux objets dutilité première. U y aura toujoursplus de profil réel à fondre mille boutons de porte quunlustre de (5,000 fr. à Bruxelles .

M. Trossaert, de Gand , vient de monter une fabriquedebronzes avec la prétention de ne pas calquer Paris , et defaire du bronze du cru : nous ne pouvons mieux compa-rer cette noble résolution quà celle dun imprimeur quine voudrait éditer que des livres dauteurs nationaux,ou mieux encore à celle du brave Audoor qui voulaitnous abreuver de ses vins de la eôte de Louvain . Du