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Tome second.
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continuait toujours avec la même force, ils se rendirentà l’évidence et me commandèrent tous de leur con-struire des nègres à vapeur. Je fis en quelques annéesune très-belle fortune que je rapportai en Europe ;mais le besoin de travailler était si grand chez moi queje fis l’acquisition des ateliers que vous voyez, et quisont, grâce à Dieu , en bonne prospérité. »

Aux fourneaux et aux pots de terre qui formaient leséquipages dans llnde, les Américains substituèrent devastes fourneaux en brique qui recevaient une série decinq à six grandes chaudières de fonte, toujours chauf-fées au moyen d’un seul foyer alimenté par la bagassc.Meilleurs appréciateurs de l’emploi des alcalis que nel’étaient lès Indiens, ils se servaient de la chaux pourle premier travail du vesou ou jus de la canne, c’est-à-dire qu’ils l’employaient pour obtenir l’épuration duvtisou, opération qu’on nomma d’abord cuivrage, et quedepuis on a nommée défécation, tandis que dans l’Inde on n’employait les lessives de cendres ou la chaux quepour le travail du sucre.

Les seuls ouvrages un peu notables qui aient paru enFrance sur la fabrication du sucre aux colonies sont :l u Le livre de M. de Caseaux, planteur français établi àl’ilc de Grenade. Il parle, dans cet ouvrage, de l’emploide la chaux et de l’alun, mais il définit mal leur actionsur le vesou. Cet ouvrage parut en 1770. Environ vingtans après, Dutrone la Couture, médecin et habitant deSaint-Domingue , fit un travail sur la culture de la canneet sur la fabrication du sucre, ouvrage dans lequel ilproposa plusieurs améliorations importantes, mais quiexigeaient des dépenses considérables, ce qui fit qu’elles

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