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dès 4 8 J G, M. Cellier Blumehthal prit un brevet pour unappareil opérant la cuisson par le vide; en 1827, M. De-grand importait à Marseille un appareil Howard modifié;en 4828, M. Roth en apportait un autre qui, bien quene présentant aucune idée nouvelle, fut le premier quicommença à s’introduire en fabrique, soit parce qu’ilréunissait des conditions de construction convenables,soit parce que les esprits des industriels auxquels on leprésentait étaient eux-mêmes arrivés alors à la hauteurdu progrès. A partir de ce moment, on vil surgir de touscôtés de nouveaux appareils d’évaporation et de cuite;un appareil à insufflation d’air chaud, présenté parM. Brame-Chevalier, en 4833, n’eut qu’une existenceéphémère; l’idée première appartenait à son beau-père,raftineur de Lille ; M. Pelletan(l), savant distingué, in-venta aussi un appareil à cuire dans le vide, qui, malgréson ingénieuse conception, a beaucoup de peine à se ré-pandre. Il était réservé à ceux qui avaient ouvert la car-rière, de la clore d’une manière digne de leurs anté-cédents.
En 4833, M. Cli. Derosne et M. J.-F. Cail, alorsassociés, imaginèrent un appareil, toujours basé sur l'ac-tion du vide, mais dont le système de condensation dif-
(1) JI. Pclletan nous écril, en date du 1 er mars, qu’il vient d'in-venter un appareil, à l’aide duquel le combustible d’évaporationest réduit à un cinquième de la consommation actuelle, c’esl-à direqu’il évapore 100 kilog. d’eau avec G kilog. de bouille. Il a, enoutre, inventé un appareil dcssiccalcur qui produit de grandesmasses de travail avec très-peu de main-d’œuvre et qui ne dépenseque 1 kilog. de charbon pour évaporer IG kilog. d’eau. Ce sont làde prodigieux résultats, et M. Pelletait en est bien capable. Nousengageons nos industriels à se mettre en relation avec l’inventeur.