millions de kilogrammes de sucre ; c’est, comme enFrance , les 5/8 de la consommation totale du pays et les5/8 de la production exotique (1). H est vrai que leFrançais consomme 5 kil. par individu, et que le Belge n’en consomme que 2.
D’après un rapport récent du comte de Mitrowski,ministre de l’intérieur en Autriche , le nombre des fa-briques de sucre de betterave en ce pays s’élève à 56 ;elles produisent environ le tiers de la consommation del’Autriche .
Les Anglais , qui ne veulent pas cultiver la bettera\e,consomment 8 kilogrammes de sucre exotique par in-dividu j mais le Havanais l’emporte sur tout le monde;car il en consomme 27 kil., et n’en est pas plus maladepour cela, ce qui prouve la vérité du proverbe : Lesucre ne fait de mal qu’à la bourse; adage qui n’est d’ail-leurs pas applicable sur le lieu de production : puisquele soldat siamois ne coule pas cher, quoi qu’on lui fasseconsommer une quanti té de sucre qui nous parai t énorme,ce qui l’engraisse, dit-on, extraordinairement. Nous se-rions curieux de savoir si ces terribles consommateursperdent leurs dents de bonne heure; car c’est aussi unproverbe à vérifier que le sucre gâte les dents.
On croit qu’il entre encore 16 millions de kil. de su-cre brut en Belgique et que nous en exportons 8 à 9millions.
Les colonies françaises , dont la production va toujourscroissant, en produisent aujourd'hui 80 millions.
Comme il y avait 74 raffineries en Belgique en 1838,
(1) La production et la fabrication du sucre sont répandues enl'iance sur 40 départements, lillcs occupent 400,000 ouvriers.O.’est plus que toute la population libre et esclave de scs colonies.