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Tome second.
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Le total des jus travaillés par jour dans toutes ces fa-briques peut s’élever à 8,000 liecl.; 80 lieel. de jus re-présentent 10,000 kil. de betteraves, et la betteravefournit, terme moyen, 5 1/2 p. e. de sucre brut.

• Ces fabriques travaillant pendant cent jours, Tuneportant l’autre, mettent donc en œuvre 100 millionsde kil. de betteraves, donnant environ 5 millions et demide sucre*,domine nous l’avons déjà dit; ces betteravesempilées formeraient une niasse équivalente à une despyramides d’Égypte .

Chaque fabrique a coûté, terme moyen, 200,000 fr.;ll0s 55 sucreries auraient ainsi donné pour plusieursmillions de travail aux ouvriers; chaque fabrique oc-eupe en outre 75 manipulateurs par jour, pour le tra-'<iil de 500 hectolitres de jus, plus 100 ouvriers pour laculture.

Nos 55 fabriques fournissent donc de l’emploi pen-dant 100 jours à 2,025 ouvriers dans l’intérieur; et à3,500 cultivateurs.

Un hectare semé de betteraves produit le double de ,ce qu’il produirait avec toute autre céréale. Quand onadoptera le procédé de dessiccation de la betterave, etle raffinage dans les bettcravcrics, elles pourront alorstravailler toute l’année et produire tout le sucre néces-saire à la consommation intérieure. Nous répétons queles essais de dessèchement faits à Visé ont assez bienréussi, quoiqu’on ne dessèche encore que 9 kil. de bet-teraves avec un kil. de houille.

M. Pellclan nous annonce qu’il en dessèche 16 kil.Quand son procédé sera connu , nous ne doutons pasqu’il ne hâte la grande révolution à laquelle nous nousattendons.