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Tome second.
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amasser une grande fortune aux colonies, quand on ale moyen d’y porter quelques capitaux et de l’activité.

La position des sucriers de l’île Bourbon est bienbelle; mais celle des sucriers de Java va la dépasser con-sidérablement encore. Le jus nécessaire pour retirer100 livres de sucre qui vaut à Bourbon 15 francs, nevaut que 5 fr. 60 c . à Java, ce qui permet de fabriquerdu sucre à 8 et 10 centimes la livre. C’est moitié prix dela livrc de pain chez nous, qui vaut aujourd’hui 20 cen-times.

Les négociants hollandais, qui, protégés par,le gou-vernement, vont établir des sucreries à Java avec lesnouveaux procédés, feront donc d’immenses bénéfices,puisque le gouvernement a contracté avec eux sur leshases suivantes : Il leur livre la canne pour faire 100 li-vres de sucre, à 5 fr. 60, et rachète leur sucre à 25 fr.les 100 livres qui est la moindre valeur commercialequ’il doit avoir; si cette valeur est augmentée, le gou-vernement hollandais tiendra compte du surplus; or, ilspourront, avec les nouveaux appareils, porter la valeurde leur sucre à 40 et 50 francs, en le livrant quasi-raffinc, comme on sait le faire à Bourbon.

Nous considérons ces détails comme parfaitementauthentiques. Ils ne sônt pas consolants pour le sucre debetterave; mais en les taisant nous croirions manquer ànotre mission, qui est d’éclairer l’industrie.

Nous avons agi de même pour les cotons, que lamousseline-laine, le lin et les filatures d’Amérique vontdétrôner, et pour les draps dont le drap feutre va con-sidérablement modifier la fabrication.

Quand on se reporte seulement de quinze ans en ar-rière, on est effrayé (les progrès de l’industrie; mais