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Tome second.
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vail fatigue lavue et détruit toute illusion.Brillât Savarin recommande aux gourmets de s’abstenir de voir faire lacuisine, nous pouvons appliquer son aphorisme a amusique ; car il est aussi urgent de dissimuler les timbaies à l’orchestre qu’à l’oflice. Les majordomes direc-teurs de nos plaisirs ont le plus grand tort de trop pro-longea- les diners et les concerts, car l’appétit s’en va enmangeant, quoi qu’on dise. Mais comme on l’a fait obser-ver souvent, nous ne sommes encore que des demi-bar-bares, incapables de raisonner nos sensations et inhabilesà formuler le code de nos jouissances; nous ressemblonsbeaucoup au Cosaque de 181 S, qui trouvait que l’acidesulfurique était la meilleure liqueur de h rance.

C’est qu’il faut être déjà très-avancé dans la civilisa-tion pour prendre longtemps plaisir à la convu sationd’un homme de génie ; et comme les auditeurs d e i esont fort rares, bien que chacun s’efforce de le paraître,les musiciens qui travaillent pour la-majorité sont aussisûrs d’être applaudis que les députés qui travaillent pourla popularité ; mais la vérité est que les connaisseurs enmusique sont aussi clair-semés que les connaisseurs enpeinture. On est plus certain de frapper les yeux et esoreilles avec des concerts monstres et des toiles de 80pieds, qu’avec des miniatures et des guimbardes.

Les Miéris et les Grélry sont effacés par les \\ iertz etles Auber.

Frédéric Schlegel a dit : Ut pictura rnusica. Commetout objet est matière à peinture, tout bruit est matièreà musique; les tamlams, les cloches et les enclumes,frappent à la porte de l’orchestre, comme les juifs et lesquakers frappent à la chambre des communes ; déjà lefouct et les grelots sont admis, el vous verrez que l’on