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Tome second.
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figurez-vous une armée de sauterelles, munies chacuned’une arête de poisson qui égratigne la corde en passant !Quelle mélodie étique et cacochyme ! C’est pourtant decette ridicule épinette que le grand Balbâtre, organiste deLouis XV I, disait avec emphase à Paskal Taskin, quivenait de toucher, en sa présence, le premier piano in-troduit aux Tuileries : « Vous aurez beau faire, monami, jamais ce nouveau venu ne détrônera le majestueuxclavecin! »

175 pianos entassés, cette année, dans les salons del’exposition, n’étaient cependant que le tiers ou le quartdes pianos présentés au jury d’admission. Encore étaient-ils si pressés qu’on ne pouvait les essayer, et souventpas les ouvrir. Nous n’avons donc rien trouvé de mieuxà faire que de visiter les principaux ateliers, et de cau-ser avec quelques facteurs et artistes de mérite : ce quia suffi pour nous convaincre que les beaux résultats de1834 n’avaient pas été sérieusement dépassés en 1839.

Nous bornerons donc notre revue aux maisons quitiennent le premier rang dans la facture.

Après la multitude de chapeaux pointus et de per-ruques, ce qui frappait le plus à l’exposition, c’était lamultitude de pianos à queue. On ne peut se rendre rai-son de cc fait si contradictoire avec le besoin des fortunesqui continuent à se multiplier en nombre aux dépens deleur importance, en même temps que les salons de nosélégants diminuent d’étendue : l’amour-propre d’un côté,et l’intérêt de l’autre, sont les causes de ce phénomène.Les petits fabricants, au lieu de s’en tenir aux petitspianos, se sont ingéniés à suivre les traces des Broadwood et des Érard, parce qu’on peut coter un piano à queue3,400 fr. ; tandis que le prix des pianos carrés n’est que