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Tome second.
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Le piano droit fit sa première apparition à l’exposi-tion de 4827; ce meuble est élégant, symétrique, il n’aqu’un mètre de hauteur sur deux décimètres d’épais-seur ; aussi a-t-il été regardé comme une bonne fortunedans les quartiers fashionables de la capitale, où la va-leur de l’espace est d’un prix exorbitant. Un mètre carrévaut aujourd’hui 4,000 fr., ruelVeuve-Vivienne ; le coindu café Tortoni s’est vendu 9,000 fr. la toise, et 7,000un peu plus haut. On se récrie à Bruxelles , quand lepied carré se vend 7 à 8 fr.

Mais revenons aux pianos droits, qui nous ont surprispar l’ampleur, la portée lointaine et le mordant de leurssons ; c’est que le son n’est pas proportionnel, comme onpourrait le croire, à la dimension des tables de réson-nance, car il faut encore que ces tables puissent êtremises en vibration. La guitare, par exemple, a moinsde son que le violon, bien que ses tables aient plus d’é-tendue. Nous entrerons plus tard dans le développe-ment de cette curieuse théorie qui paraît avoir étéperdue pour tous les facteurs, depuis les Amati , les Stra-divarius, les Guarnerius , et les Steiner, et qui vient heu-reusement d’être retrouvée par M. Sax.

Le piano droit a ses cordes placées diagonalement, desorte que les bases ont toute l’étendue dont elles ontbesoin ; 1 epianino, dont les cordes sont perpendiculai-res , ne jouit pas de cet avantage : ce n’est qu’un pianovertical rapetissé, et dont les cordes graves sont trop exi-guës pour n’être pas pauvres de son ; il est vrai que celasuffit dans un petit appartement.

L’échappement de lloller a cela de particulier qu’ilfonctionne dans la touche à laquelle il n’est pas attaché,au lieu de fonctionner dans la croix du marteau ; il y a