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Tome second.
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vrir le moyen de conserver l’accord dans les pianos clles instruments à cordes en général ; sans parler de larévolution complète qu'il a fait subir aux instruments àvent, il a construit aussi une guitare dont les sons éga-laient ceux de la harpe, des violons et altos qui se sontvendus à des prix extraordinaires. C’est bien dommageque M. Sax ne puisse donner à sa fabrication tout ledéveloppement dont elle serait susceptible, s'il habitaitLondres, Vienne ou Paris ; mais au milieu du fracas deces Babylones, il n’eut peut-être pas trouvé le temps deréfléchir et d’essayer tous ses perfectionnements, dontun seul ferait la réputation et la fortune d’un autre in-venteur.

M. Saxest persuadé que la lutherie est restée jusqu’icicouverte d’un voile épais, et que les facteurs d’instru-ments ont tort de se borner à copier machinalement lesinstruments anciens; il reste beaucoup de neuf à fairedans cet art, quand on en possède la clef.

Nous regrettons de n’avoir pas sous les yeux le rap-port de M. Fétis sur les instruments nouveaux deM. Sax, car ce maitre, qui n’a fait que les entendre sansles voir, a déclaré que jamais de plus beaux sons n’a-vaient frappé son oreille.

Il n’est personne qui n’ait été surpris de la limpiditédes sons ((lie rend un grand verre à pied, quand on lefrappe vers le tiers inférieur de la cloche ; nous nousétonnons qu’on n’ait pas essayé de composer un pianode cette espèce, muni d’étouffoirs convenables ; cesinstruments ne se désaccorderaient jamais et fourni-raient une richesse de sons à nulle autre pareille; les no-tes basses exigeraient, il est vrai, de très-grosses clo-ches; mais on en réduirait considérablement le volume