hranes dans un état d’humidité continuel, ce qui, parconséquent, hâterait leur dissolution.
Nous proposerons encore un arrangement beaucoupplus rationnel pour tenir la baudruche dans l’état demoiteur nécessaire, et pour la changer soi-mème au be-soin. Prenez deux longues boites semblables à celles deddminos, sans couvercle; placez au fond, du muriate desoude et de l’eau ; recouvrez cette boite d’une bande debaudruche non tendue, mais collée hermétiquement surles bords, ou plutôt serrée par un cadre ; insufflez del’air par un petit robinet et fermez. L’air fera bomber labaudruche ou lanière d’intestin refendu; sur ces deuxcoussins, vous disposerez les lames d’acier, de fer ou deverre de votre échelle chromatique, qui alors sera par-faite.
Quand on aura l’avantage de posséder un piano con-servant son accord et son diapason, on pourra seule-ment alors lui adjoindre un instrurnentàlames vibrantes(accordéon), ou un orgue comme Pape a tenté en vainde le faire avec les pianos actuels incessamment varia-bles; on aurait deux claviers sous la main, comme dansles jeux d’orgue: le clavier à marteaux pour l’exécution,les passages rapides, et l’autre, pour les adagio, les bas-ses continues et l’expression passionnelle que le pianoordinaire ne saurait rendre.
Un pareil instrument serait un meuble nécessaire auxcompositeurs , car ils y trouveraient tout l’orchestreréuni, et pourraient en tirer presque toutes leurs par-titions.