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Tome second.
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Il y avait à l’exposition un violon en argent; on en amême présenté un en terre cuite : nous nous éton-nons qu’on n’en ait pas fait en verre. Du reste, il estbon d’essayer de tout; mais nous voudrions que cesessais fussent enregistrés avec leurs défauts, pour la sa-tisfaction des inventeurs ; car il est aussi instructif deconnaître le mal que le bien (I).

Une tentative, quelque bizarre qu’elle soit, peut fairenaître une idée neuve. Par exemple, un plaisant a fait,un jour de carnaval, un violon composé d’une planchetteet d’une vessie pleine d’air, sur laquelle s’appuyaient lescordes en guise de chevalet. Eh bien ! ce violon avaitbeaucoup de son, parce que l’air contenu dans la vessiefavorisait la vibration.

Qui pourrait assurer qu’il ne se trouvera pas un ar-tiste qui parte de là pour faire un bon violon de bau-druche?

L’homme est aux prises avec la matière; il doit cher-cher tous les moyens de la dompter et de l’asservir à sesbesoins et même à ses caprices. Les inventeurs ne doi-vent pas s’arrêter de peur du ricanement des sols; l’essaile plus ridicule l’est beaucoup moins, à notre avis, quel’oisif qui trouve tout essai ridicule.

Papin apercevant dans les émanations de son pot-au-feu le moyen de traîner les voitures ci de faire marcherdes vaisseaux aurait semblé bien ridicule à ces messieursqui se sont tant égayés, il y a cinq ou six ans, sur lecompte de celui «pii prétendait aller puiser son chauf-

(I) Il existe en Angleterre une fabrique qui plie à la vapeur lesbois de violon en les comprimant dans des moules; elle ne fait quede mauvais instruments en blessant la fibre du bois, mais il sontà bon marché, c’est une contrefaçon du Mircrourt français .