depuis les découvertes nouvelles qui produisent dessons aussi puissants, à beaucoup moins de frais, qu’avecces espèces de cheminées à vapeur qui s’élèvent de 32jusqu’à 64 pieds, et dont on remplacera plus tard, parde la décoration, la majestueuse garniture.
Un fervent amateur de Bruxelles, M. Mecus-Woulers ,a trouvé le moyen de produire avec un coffret en bois,de trois ou quatre pieds de long sur trois ou quatrepouces de large, des sons pareils à ceux des plus grandesbombardes. Il a exécuté Iui-méme un orgue qui réunittous les jeux possibles dans un espace de quelques mè-tres carrés : il y a des cors, des trompettes, des flûtes, etc.quatre personnes peuvent trouver place sur son im-mense clavier.
M. Abbey, rue Saint-Denis, n“319, à Paris , avait exposéun buffet d’orgue contenant 2,014 tuyaux. M. Carvaillé-Coll en avait exposé un autre contenant seize jeux diffé-rents, et M. Daublaine un de vingt-six. L’église deSaint-Denis va posséder le plus grand orgue de France dont la bombarde a 32 pieds.
Mirecourt a aussi sa fabrique d’orgues. M. Lelé ena fait une sans buffet. C’est lui qui parait avoir adaptéle premier les jalousies à l’orgue, pour faire varier l’in-tensité du son. Mais ce qui nous a le plus intéressé, c’estl’orgue milacor, combiné de telle sorte, par un curé decampagne, que le premier venu peut le toucher sanssavoir jouer et sans pouvoir produire un seul accordfaux. Cet instrument est excellent pour une église devillage où les paysans pourront être pris à la corvéepour accompagner le service divin (1).
(1) A propos d'ell'ets d’orgue, nous avons connu un musicien