nos essais et de nos observations. Nous ajoutons querien n’est venu jusqu’ici ébranler notre conviction dansla possibilité de transmettre le son à des distances in-commensurables (1).
(1) depuis longtemps on avait fait la remarque que le son se pro-pageait sans affaiblissement sensible à (les distances considérables,a tiavers Pair contenu dans des tubes cylindriques, mais on n’ajamais essayé d’en trouver le terme.
bette propriété conductrice n’a pas clé ignorée des anciens : lesprêtres égyptiens, au rapport d’Hérodote , la mettaient à profitdans leurs mystérieuses initiations : les temples d’Ammon et debelphes, l’antre de Trophonius , les arbres de la forêt de Do-<lo,,c rendaient probablement leurs oracles par des moyens analo-gues.
bans le moyen âge on en trouve plusieurs traces : le physicieniorsler a découvert un conduit de logophorc dans l’abbaye deLlocestcr, une des plus anciennes de l’Angleterre.
Hors de la démolition de la prison de l’inquisition à Anvers , ona reconnu dans l’épaisseur des murs, plusieurs tuyaux qui débou-chaient dans les cachots : là, tandis qu’un moine arrachait au tri-bunal de la pénitence, quelques aveux aux prisonniers, les jugeset leurs greffiers enregistraient dans une autre salle, la confessiondu coupable.
Ceci n’était, comme on voit, que la répétition de l’oreille de Denisde Syracuse qui, de son lit, entendait les moindres murmures desmalheureux qui remplissaient scs cachots. Après avoir servi à laruse des prêtres païens et à la vengeance des anciens tyrans, cemoyen a reçu des modernes une destination plus utile. La plu-part des hôtels et des grands ateliers d’Angleterre sont munis despeaking-lubes qui servent à donner des ordres dans toutes lesparties des plus vastes établissements.
Au lieu de sonner un domestique pour qu’il monte au quatrièmeétage , le voyageur demande directement à l’office ce dont il a be-soin, et cela , sans être forcé d’élever la voix.
La grande manufacture impériale de draps de Saint-Pétersbourg