B à 10 pieds de long, demande à être contourné et ra-massé sur lui-même, le plus élégamment possible pourdevenir portatif 5 heureusement que ces contours nechangent rien à ses qualités intrinsèques, qui l’ont faitnommer le roi des cuivres.
chandes d’huîtres, dont il sc trouvait éloigné de plus de 7 lieues.
hc savant Babbage , après avoir soumis la chose au calcul, m’adit, et il a, je crois, publié depuis , qu’il pensait pouvoir faire en-tendre sa voix de Londres à Livcrpool, c’est-à-dire à travers touteI Angleterre, environ soixante et dix lieues.
Voici les bases d’un calcul semblable :
Si une voix forte éclatait au milieu des airs, nul doute qu’unauditeur éloigné de cent mètres ne l’entendit très-distinctement.
Or, en supposant que la surface de son tympan eût un cenli-uiètre carré, il y aurait assez d’espace sur la surface d’une sphèrede cent mètres de rayon pour y placer un milliard de tympans, quitous percevraient en même temps le son transmis par chaquepyramide sonore dont le sommet partirait du centre d’explosion ,et qui aurait pour base la surface du tympan.
Il s’ensuit donc que la voix humaine déploie assez de force pourébranler en même temps un milliard de pyramides sonores de centmètres chacune.
En supposant que ces pyramides fussent placées bout à bout,en les enfermant dans un cylindre, l’imagination est effrayée par ladistance énorme que le son pourrait parcourir de la sorte, s’iln’éprouvait aucun affaiblissement, la circonférence du globe neformerait qu’une légère fraction de cette distance.
11 s’agit de trouver maintenant l’espèce et la nature des chancesd’affaiblissement qui peuvent sc rencontrer.
Voici ce que le savant professeur Desprctz écrit a ce sujet, aprèsavoir soumis ces chances au calcul :
» Le son dans un tuyau cylindrique ne doit pas éprouver d’af-« faiblissement, puisque la couche d’air ébranlée conserve la même« étendue ; c’est, en effet, ce qui est conforme à l’expérience ,