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Tome second.
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La raison pour laquelle le diapason a toujours eu etaura toujours de la tendance à monter, c’est (pie danstous les orchestres, lorsqu’il s’agit de s'accorder, ce sonttoujours les instruments les plus haut montés qui fontla loi : tant il est vrai que, dans quelque réunion que cesoit, il suffit de parler haut pour avoir le dessus.

11 serait impossible de réunir en France la musiquede plusieurs régiments comme en Belgique , à cause dudéfaut d’unité que nous venons de faire ressortir. Ilserait urgent qu’un diapason-étalon fût déposé à l’Insti-tut ou au Conservatoire, avec les étalons des poids etmesures.

Avant la révolution, nous n’étions pas mieux par-tagés que la France ; il nous souvient que le prince Fré-déric, ayant voulu rassembler dans une cérémonietoutes les musiques militaires de l’armée, il fut impos-sible aux divers groupes de s’accorder. Mais il n’enserait plus ainsi aujourd’hui, puisque M. Sax fournitexclusivement les fanfares de notre armée. ‘

11 n’est peut-être pas en Europe une harmonie plusadmirable que celle du régiment des Guides, ni unefanfare plus brillante et plus juste que celle de notrepremier régiment de chasseurs à pied, fanfare qui secompose de plus de soixante et quinze instruments encuivre de toute espèce, et sortant tous des mains deM. Sax. Si les étrangers sont frappés de la grande su-périorité de nos harmonies militaires sur celles de nosvoisins, ce n’est pas aux exécutants qu’il faut s’en pren-dre : elle provient de ce que les facteurs se contentent,comme les armuriers de Liège , de réunir les piècesqu’ils font plier, souder, fondre et polir par des chau-dronniers et fondeurs de pacotilles.