que la Irois-cenl-inillièmc partie de la lumière du soleil :ce qui porte à neuf milliards six cents millions de mil-lions de bougies le pouvoir éclairant de cet astre. Il pa-rait qu’un poète romain avait déjà soupçonné celte ri-chesse de pouvoir éclairant lorsqu’il s’écriait !
Luminis occanus! sol, anima mundilSoleil ! Urne du inonde, océan de lumière.
Il nous reste un léger doute, c’est que la lumière fac-tice que nous produisons ici-bas n’a pas plus de rapportavec celle du soleil que la poudre avec la foudre. Notrelumière est toujours le produit d’une combustion exi-geant de l’oxygène ; la lumière du soleil s’en passe ;donc elle n’est pas le produit de la combustion, mais ce-lui d’une certaine vibration imprimée par le soleil à lamatière lumineuse répandue dans l’espace, de mémoque le son est le résultat des ondulations imprimées à lamatière sonore répandue dans l’air et les gaz.
La rotation du soleil, qui est égale à neuî fois la vi-tesse du boulet au sortir du canon, est une des causesles plus probables des vibrations de la matière lumi-neuse.
Si la mécanique parvient à imprimer un jour une vi-tesse analogue à un petit globe d’éponge ou de noir deplatine placé dans l’hydrogène, nous aurons un spéci-men qui nous donnera l’idée du soleil, comme un verluisant nous fournil l’idée d’une étoile.
Nous recommandons cette expérience à M. Dumas,qui nous a déjà doté du soleil galvanique, dont nousavions publié la possibilité quatre mois, juste, avant sonessai, qui a si bien réussi.